Impossible de parcourir l’agenda estival des festivals de jazz sans constater le souffle du changement. Les programmations se font laboratoire, territoire d’expérimentation où le jazz se frotte à l’électro, à la trap, à l’afrobeat ou à la musique contemporaine. Mais derrière cette effervescence, se dessinent aussi de vraies tendances, de nouvelles dynamiques qui redéfinissent ce qu’on attend – ou plutôt ce que l’on n’attend plus – d’un festival de jazz en 2024.
Si le jazz s’est toujours nourri de métissages, du port de la Nouvelle-Orléans aux clubs de Brooklyn, la vague hybride qui le traverse aujourd’hui est sans précédent dans son ampleur. Les programmateurs défrichent, explorent les marges et offrent des scènes à celles et ceux qui osent les croisements, les frictions inclassables.